StandInnovation – A la rencontre d’entrepreneurs sociaux innovants dans les pays émergents

StandInnovation « S’IL N’Y A PAS DE SOLUTION C’EST QU’IL N’Y A PAS DE PROBLÈME »     Nom du projet : StandInnovation Quand ? Mi-août 2014 – mi août 2015 Le projet en quelques chiffres : 50 entrepreneurs, 6 missions, 11 pays, 2 filles, 2 garçons. Philosophie du voyage : Privilégier les endroits où l’on mange plutôt que […]

Standinnovation

StandInnovation

« S’IL N’Y A PAS DE SOLUTION C’EST QU’IL N’Y A PAS DE PROBLÈME »

 

 

Nom du projet : StandInnovation

Quand ? Mi-août 2014 – mi août 2015

Le projet en quelques chiffres : 50 entrepreneurs, 6 missions, 11 pays, 2 filles, 2 garçons.

Philosophie du voyage : Privilégier les endroits où l’on mange plutôt que ceux où l’on dort.

Les raisons du départ : Découvrir le secteur de l’entrepreneuriat social et solidaire, le monde et soi–même.

Le projet version détaillée : Faire le tour du monde pour aider des entrepreneurs sociaux dans des pays émergents à mesurer leur impact (plus de détails sur : www.im-prove.fr / anciennement Planète d’Entrepreneurs) et en apprendre plus sur l’innovation frugale. Après un an de formation à la mesure d’impact social, nous sommes partis à 4 autour du monde à la rencontre de projets innovants. En Afrique, par exemple, on rencontrait des ONG, des social businesses et des incubateurs pour comprendre l’écosystème de l’innovation.

A quel moment de votre vie professionnelle êtes-vous partis ? Nous sommes tous les quatre en école de commerce, à HEC Paris, et nous avons décidé de doubler notre année de césure (année de stage en entreprise) pour réaliser ce projet rendu possible grâce à (IM)PROVE.

En combien de temps avez-vous pris la décision de partir ? 1 an et 4 mois avant le départ, la décision a été vite prise, l’organisation a été plus lente.

Budget total : 75 000 euros (le jour du départ on avait un peu moins de 30 000 euros mais on avait des promesses de la part des partenaires et 4500€ grâce à leetchi).

A quel niveau de risque êtes-vous (1 : Complètement irresponsable,on a peur de rien; 2: Très souvent irresponsable,on a le goût du risque;  3: Des aventuriers responsables 4: On se méfie énormément; 5: On a peur de tout) ? On est 4 et pas du même avis. D’un point de vue géopolitique, on ne prend aucun risque (on se fie à ce que dit le MAE et on ne s’aventure pas dans les zones « rouges »). A Madagascar, l’ancien président était en exil et quand il est revenu on est partis par exemple. En Birmanie on voulait prendre des bus pour aller en Thaïlande mais c’était déconseillé par le MAE donc on a pris l’avion. En revanche, on ne dit jamais non à une nouvelle expérience, de la découverte de villages paumés au saut en parachute ! A l’unanimité, être 4 rend plus fort.

Partir à 4 c’est ? Pratique ! Et nous, notre groupe est mixte donc c’est encore mieux. On peut réserver deux chambres doubles, on rentre pile poil dans un taxi et tout le monde sait que le chiffre 3 c’est risqué.

Vous aimez : Manger et se filmer en train de faire des galipettes.

Vous n’aimez pas : Attendre et transpirer.

Un livre : La lettre perdue de Martin Hirsch. Livre guide de notre voyage rempli d’anecdotes sur l’engagement !

Vous préférez avoir une jambe en mousse ou des dents en bois ? Des dents en bois, une jambe mousse c’est un peu handicapant.

 

Quels pays avez-vous traversé ? Madagascar (2 mois) – Afrique du sud – Côte d’Ivoire – Ghana – Togo – Kenya (1 journée) – Inde – Birmanie -Thaïlande – Australie (1 journée) – Nouvelle Zélande – Pérou – Bolivie – Argentine – Brésil (fin du projet) – Mexique (pour les deux mecs).

Langues parlées avant le départ : Anglais, Espagnol et allemand.

Quelle est l’entrepreneur qui vous a le plus marqué ? Moh Ni Bah, un ivoirien. Son but était de permettre à des villages reculés de pouvoir déclarer des naissances en envoyant des SMS et avoir ensuite accès aux documents légaux et aux droits civiques. Autrement les familles le font rarement car les centres de déclaration sont souvent trop loin. Résultat ? L’enfant n’était jamais déclaré donc impossible pour lui d’aller à l’école, de travailler, de se marier etc. En savoir +

Moh-Ni-Bah

Qu’est-ce qui vous a impressionné ? L’accueil reçu en Côte d’Ivoire. Ils sortent de 10 ans de guerre civile, pourtant ils ont une joie de vivre incroyable et sont toujours super accueillants. On n’était pas perçu comme les colons, au contraire, les entrepreneurs qu’on a rencontrés nous invitait à prendre des verres spontanément et à découvrir la Côte d’Ivoire avec eux.

Poids de vos sacs à dos ? 16 à 18kg (mais c’est un peu lourd).

Contenu de vos sacs à dos ? Habits d’été et d’hivers, beaucoup de médocs (non utilisés), livres, quelques produits beauté, chaussure de marche, matériel électroniques, des serviettes en microfibre et un sac à viande.

Conseil : On a deux sacs, un gros derrière et un petit devant avec notre ordinateur qu’on garde en bagage à main dans l’avion.

4 objets indispensables :

  • K-way de qualité
  • Adaptateur universel
  • Multi prise (on est 4 !)
  • Protection sac à dos

 

Choc culturel ? L’arrivée en Inde où tout se partage, même son hamburger au resto ou son paquet de clopes !

Des découragements pendant le voyage ? 3 mois et demi après le départ, on a pas pu monter dans un avion soit 5000 euros perdus.

Conseil : SI vous voulez aller en Inde, toujours prévoir le billet de retour. Pour notre cas, on ne l’avait pas, on n’est donc pas partis.

Le petit plaisir confortable qui manque le plus ? On a eu du mal à trouver mais disons les douches propres, chaudes et avec de la pression en même temps ou une connexion wifi qui marche (on découvre que c’est un vrai luxe).

Problèmes liés à la santé ? Mathieu qui nous a développé une excroissance au doigt après avoir rongé ses cuticules. Passage chez différents médecins c’était degeu mais rien de grave. Frayeur d ‘avoir l’appendicite pour Margot en Birmanie, mais heureusement c’était une fausse alerte, les antibio ont suffit.

Quel est l’animal qui vous a le plus marqué ? Les pingouins en Afrique du Sud, en Nouvelle Zélande et au Pérou.

En Afrique du Sud

Qu’est-ce que vous avez vécu comme des baroudeurs ? En Nouvelle-Zélande, au Sud, parce que le pays est cher donc on a loué un van. On vous conseille Jucy, bon marché et au look rigolo!

Combien de fois lavez-vous vos affaires ? 1 fois par semaine ou une semaine sur deux dans des laveries (service peu cher).

Un cadeau souvenir « de toi à toi » : On s’est fait faire des tenues africaines.

 

Une nuit : A Madagascar, on avait des interprètes malgaches de notre âge et un soir on était dans un karaoké à prendre des bières et on a continué la soirée chez l’oncle de l’un d’eux. En fait ce dernier avait 50 ans etait directeur d’une école publique et nous a invité à faire la fête au milieu de son école.

Une entrepreneuse : Aimée Abra Tenu de zam ke. Elle fabrique des accessoires de mode en réutilisant le plastique très fin des sachets d’eau recyclé (il existe d’autre contenant que des bouteilles plastiques classiques !). En tant normal, les personnes jettent les sachets plastiques mais zam ke les recyclent et vend ses accessoires au Togo et ailleurs via son site internet (le découvrir !)

Une bonne surprise : on appréhendait les 3 mois en Inde qui se sont passés trop vite et étaient ouf.

Un événement : Le Jagriti Yatra (voir la vidéo !!)

Une île : Koh Tao (centre Est de la Thaïlande) : Pour la fête et ses couchers de soleil magnifiques et super spot de plongée. Prendre un hôtel sur la plage Sairee pour profiter de la fête et de la plage ! Dégustation de noix de coco fraiche !

koh tao - Thailande
Koh tao – Thailand

Un paysage reposant : Sainte Marie, ile déserte à l’Est de Madagascar où il n’y avait pas grand monde.

sainte marie - Mada

Idéal pour se reposer (pour pas trop cher tu peux te louer une petite villa amis il y a aussi des trucs roots top aussi!). Craquer aussi pour gouter les langoustes bon marché et aller voir les lémuriens à l’île au Nattes au Sud

Sainte Marie - Mada

+ aller voir les baleines si c’est la période : expérience de ouf !

baleine sainte marie - Mada

Un projet : Paperight en Afrique du Sud. C’est une plateforme de livres où on achète les droits du livre (30% moins cher) qu’on peut ensuite imprimer dans n’importe quel magasin de photocopie. Un super moyen pour donner accès aux livres à tous ! En savoir +

Un trek : Trek en Birmanie (de Kalaw au lac Inle) de deux jours où nous avons dormi dans un monastère. On jouait au foot contre des moines birmans.

inle - Birmanie
Lac inle en Birmanie

Un lieu insolite : Bagan en Birmanie où il y une étendue de temples. Monter en haut de quelques temples pour voir le lever et le coucher du soleil. On a été agréablement surpris par la Birmanie car ce n’était pas cher, la bouffe coûte rien notamment.

Conseil : Ne pas réserver en avance sur internet le logement car beaucoup de choses sont non référencées et peu couteuses ! Louer des vélos électriques à Bagan et profitez des bus de nuits, plutôt biens et évitent de payer une nuit d’hôtel !

Bagan - Birmanie

Un endroit sans touriste : Les quartiers des bidonvilles de Tana à Madagascar. Les mamans montraient à leurs enfants ce qu’était un blanc, un « vazaha ».

Un paysage déroutant : Paysage immense entre lacs et montagnes en Nouvelle-Zélande, la nature s’impose à toi.

wanaka - NZ
Wanaka – NZ

Des routes magiques, idéales pour faire du camping avec un van ou des trecks ! Queenstown, super spot de sports extrêmes (saut à l’élastique, en parachute, jet boat…).

Tekapo - NZ
Tekapo – NZ

Les implications du voyage sur votre vie : On a appris à accepter l’imprévu. On devient plus ouverts et on va spontanément vers l’autre, sans à priori. On repousse ses limites et on apprend à sortir de sa zone de confort.

Avez-vous envie de vous engager dans l’entrepreneuriat social ? On a beaucoup réfléchi sur l’engagement. Si on a tous envie de faire quelque chose qui a de l’impact, on ne sait pas encore quoi. On a rencontré tellement de gens qui faisaient plein de choses superbes alors qu’ils n’avaient rien qu’on se dit que nous aussi il faut qu’on se bouge… Pourtant, on a vu plein de projets géniaux mais peu réussissaient à être rentables dans certains pays émergents. On sait en tout cas qu’on va tous chercher une finalité dans ce qu’on fait.

Ce que vous avez retenu dans la construction de votre projet ? Le démarchage. Cela nous a appris à bosser ensemble, à se motiver en temps que groupe, à mieux maitriser la technique du pitch mais surtout à ne pas lâcher car c’est souvent long et parfois un peu démoralisant. C’est un peu comme monter une petite entreprise !

 

Heures max. dans un bus : 20

Jours max. dans un train : 15

Heures max. dans un bateau : 7

Jours max. sans douche : 3

Nombre de kilos perdus pris : 0-2 kg

Votre blog : www.standinnovation.org

Contact : margot.lasseigne@hec.edu

 

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