W project – A la rencontre des entrepreneurs français à l’étranger

W Project Un web media des entrepreneurs français à l’étranger où des équipes de reporters vont à leur rencontre. En 3 ans : 10 personnes parties, + de 60 pays visités, 300 portraits, 3500 inscrits à la newsletter et plein de belles histoires à lire ! Chaque année, tout le monde peut postuler pour participer au projet ! […]

W Project

Un web media des entrepreneurs français à l’étranger où des équipes de reporters vont à leur rencontre. En 3 ans : 10 personnes parties, + de 60 pays visités, 300 portraits, 3500 inscrits à la newsletter et plein de belles histoires à lire ! Chaque année, tout le monde peut postuler pour participer au projet !

Interview de Brice et Edgar (ils ne sont pas partis en même temps!)

Les fondateurs de W project : Brice et Thomas en Juillet 2012.

Quand commence l’aventure ? De Mars à Mars 😉

Budget total : En moyenne, un peu plus de 40 000 euros pour deux (matériel vidéo, création du site internet, ouverture de l’association, vaccins)

Zoom de son profil voyageur : 

EDGAR
Je fais plutôt confiance aux pedgarersonnes moins au lieu. La ruelle sombre seul j’irai jamais. Par contre, en fonction des rencontres, j’ai peur de rien. Je fais presque trop confiance. J’ai assisté à Chicago à un clip de rap et après une heure, j’avais lâché mon pote, et j’étais au milieu d’un énorme gang où ils avaient tous des flingues. Et là, descente de flics, et tout le monde se barre …. « tourist » voilà la seule chose que j’ai dit. Ou encore, en Jordanie, un mec nous pose au milieu du désert et il dit « attendez le chameau ». Et je suis resté. 45 minutes après les chameaux sont bien venus mais je me suis trouvé trop confiant pour le coup.

Son livre : On the road de Kerouac où avec mon équipe on a fait le trajet en lisant le bouquin en même temps. C’est là que je me suis dit : toute ma vie je continuerai à voyager.

Edgar, en combien de temps as-tu pris la décision de partir ? 1 an et 4 mois environ.

THOMAS

thomasJe fais confiance à mon intuition. Je suis près à prendre le risque avec la bonne personne. Dans l’ensemble, le risque reste assez contrôlé.

Son livre : La semaine de 4 heures de Tim Ferris. Au delà du bullshit américain, il y a un truc ouf qui dit prend une feuille et note tes rêves avec un délai et ce qu’il faudrait pour que tu puisses arriver.

Thomas, à quel moment de ta vie professionnelle es-tu parti ? Après avoir eu mon diplôme.

Les raisons du départ : L’envie de faire un tour du monde.

« Si tu te dis que ça n’a pas l’air fou, va y quand même »

Tu préfères avoir une jambe en mousse ou des dents en bois ? Dents en bois, c’est un peu hipster et puis tu peux les peindre. Si tu veux, tu peux être une expo ambulante !! Ou encore, tu te fais colorier une dent dans un pays aux choix.

Comment se déroule un tour du monde avec W Project ? Avant de partir, on teste les équipes en les envoyant dans des pays européens pour qu’ils apprennent à se connaitre et à comprendre les difficultés de réalisations des interviews.

A vous deux combien de pays avez-vous traversé ? 23 pays

Des découragements pendant le voyage ? Non.

Problèmes liés à la santé ? Zéro.

Problème de bagages ? Zéro.

Conseil : Ne jamais mettre quelque chose de valeur dans les sacs en soute. Thomas s’est fait voler tous ses billets souvenirs.

Problème de carte ? Carte clonée au Brésil.

Conseil : Au Brésil, voire dans toute l’Amérique Latine, toujours retirer de l’argent dans un centre commercial/banque où il y a un gardien. Et toujours avoir un peu de cash pour ne pas payer avec la carte dans un restaurant et éviter que le vendeur parte avec ta carte.

Poids de ton sac à dos ? De 15 à 23 kg au maximum.

Conseil : Prévoir le moins possible. Et attention à ne pas dépasser la limite de poids dans les aéroports !

Contenu de ton sac à dos ? blabla + costard (on interview des ambassadeurs et parfois on se faisait inviter).

Ton objet indispensable de voyageur : L’ordinateur (il a juste fallu changer le disque dur de l’ordinateur qui n’a pas trop appréie).

Quelle est l’initiative qui t’a le plus impressionné ?  Un français arrivé en chine pour son travail. Alors que sa mère lui avait toujours interdit, il a fait de la moto. Maintenant, il a monté une agence de voyage en side-car là-bas et il en a ouvert une au Maroc  http://www.shanghaiinsiders.com !

Quelle est l’initiative qui t’a le plus marqué ? La directrice de la sécurité sous le mandat de Nicolas Sarkozy a tout plaqué du jour au lendemain et est partie faire des cannelés à Stockholm. Elle a ouvert son premier café en 2014 et on s’est gavés de cannelés.

La plus grosse galère d’Edgar ? A Tokyo il y a des casiers dans toutes les stations de métro. C’est avec la carte de métro d’une amie que j’ai verrouillé mon casier mais je ne l’avais plus au moment de reprendre mes affaires, plus de batterie, personne ne parle anglais, bref l’horreur. Mais on a eu l’avion.

Une image marquante ? En plein safari, on est tombé sur un léopard dans un arbre en Afrique du Sud qu’on a observé pendant une heure. L’image est toujours là.

Un animal surprenant ? Corben Dallas, soit le nom d’un chat roux à Séoul que l’on a rencontré via un couchsurfing.

Thomas, qu’est-ce que tu as vécu comme un baroudeur ? Seul pendant 10 jours sans guide en Inde, je me suis retrouvé deux jours à Bénarès, la ville où tout les hindous rêvent de mourir, la ville où il y a le feu sacré de Shiva. J’ai donc vu des indiens qui brûlaient… Certaines castes ne peuvent pas l’être et sont jetés dans le Gange. J’ai débloqué pas mal de trucs.

Conseil : Si tu prends ta journée avec le sourire, il ne va t’arriver que des choses exceptionnelles. Ce pays donne tout et prend tout, c’est l’état d’esprit qui joue un rôle important.

Combien de fois laviez-vous vos affaires ? On était souvent logés dans des appartements donc gentiment on nous lavait nos affaires. Notre jeu c’était même d’avoir une piscine dans l’endroit où on logeait donc on était pas vraiment en mode baroudeurs dégueu.

Ton cadeau souvenir « de toi à toi » : un drapeau, une couverture de journal (qui correspondent généralement à ce que l’on vivait : le carnaval de rio par exemple !) ) et un billet de chaque pays.

Conseil : Penser à prendre les journaux quand on vit des évènements marquants dans le pays !

Attention en Amérique latine avec les cartes postales il enlève les timbres.

Un bon souvenir : J’ai (Thomas) lu dans un bus un roman historique sur l’Inde, La cité de la joie de Dominique Lapierre et c’est un de mes meilleurs souvenirs : je comprenais le pays en même temps que j’avançais dans le bus.

Un entrepreneur : Bertrand Diard, un entrepreneur de la Sillicon Valley qui possède plus de 400 millions de dollars de CA qui a bien voulu nous rencontrer pour un interview ! « A partir de maintenant on se tutoie et je suis à vous pendant le temps qu’il vous faut» voilà ce qu’il nous a dit. Un mec d’une simplicité et d’une gentillesse incroyable.

Une phrase : Si tu te dis que ça n’a pas l’air fou, va y quand même.

Un échange : Les livres (uniquement écrit en anglais).

Une vidéo : Thirty days challenge => mettre une novelle habitude dans ta vie.

Un entrepreneur : Celui qui a crée son agence de tour de l’Inde en moto.

Un évènement : Celui de Thomas Fleurquin. Un homme qui a suivi sa femme au Danemark (comme tout le monde là bas) et qui est à l’origine du festival Distortion, un festival de la musique pendant 5 jours. En 2014, c’était pus de 150 000 personnes !! A l’origine, ce festival a commencé en 1998 et n’était qu’un fête entre voisins.

Un bar : Un bar avec des gros et des bébés hiboux à Tokyo.

Un pays : Ne pas rester dans un pays où tu ressens des énergies négatives. « Dans toutes les villes où je suis passé, j’avais une personnalité différente » Thomas.

Un restaurant : Un robot restaurant au Japon. Des nanas en bikini trop chelou qui sont sur des robots avec un show qui racontent l’histoire. Incompréhensible. C’est assez cher par contre.

Un paysage reposant : Munnar dans le sud de l’Inde où il y a des plantations de thés à perte de vue dans les montagnes quand tu rentres dans les terres depuis Cochin.

Un coin sans occidentaux : Knya kuayi à l’extrême pointe sud de l’Inde. On y découvre beaucoup de temples, c’est également un lieu de pèlerinage et l’on peut trouver une partie des cendres de Gandhi!

Les implications sur ta vie après : On a appris à mener un projet à terme. Etant donné qu’on ne peut jamais tout faire et tout bien, on a appris à s’entourer pour se donner l’énergie et les ressources nécessaires. Le travail nomade s’est formateur.  Il faut maintenant aller chercher les énergies positives pour se nourrir. Aujourd’hui, on a monté notre boite Mercurr avec Brice aussi.

Ce que vous avez retenu dans la construction de vos projets ? Au début d’un projet, il faut écouter les gens qui te disent IL FAUT LE FAIRE ; après, il faut écouter ceux qui te disent TU PEUX ENCORE MIEUX FAIRE.

Heures max. dans un bus : 26 pour Edgar (mais Thomas précise qu’il a fait 17 heures dans un train indien avec des sièges en bois et des mendiants lépreux qui venaient lui parler).

Heures totales dans un avion : 450 heures (225 heures d’avion par équipe)

Heures max. dans un train : Thomas l’emporte avec 9 heures.

Jours max. sans douche : 3

Nombre de kilos perdus : Edgar gagne largement avec 6 kg.

contact@wproject.fr

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