Des Ailes pour la Science

  Leur leitmotiv : On ne te dit jamais non, on te dit essaye plus fort. Les raisons du départ : Une envie de voyager tout en ayant une utilité locale. Déjà tout petit, Adrien aimait beaucoup les avions. Vers 15 ans, il a eu envie de voyager avec un hydravion (réf. aux aventures de Jo, Zette et Jocko). Ingénieur, […]

 

Leur leitmotiv : On ne te dit jamais non, on te dit essaye plus fort.

Les raisons du départ : Une envie de voyager tout en ayant une utilité locale. Déjà tout petit, Adrien aimait beaucoup les avions. Vers 15 ans, il a eu envie de voyager avec un hydravion (réf. aux aventures de Jo, Zette et Jocko). Ingénieur, il a été sollicité pour faire des vols avec des équipements spéciaux et a compris qu'on peut être utile avec un moyen volant. Clémentine, elle, étudiante en droit, a bossé dans une ONG de défense des droits de l’homme à l'âge de 22 ans. Elle travaillait avec des gens sur place et dans un but commun et depuis, elle savait qu'elle repartirait dans un voyage qui a du sens et pour travailler avec des locaux.

Adrien aime : Ecouter des langues qu'il ne comprend pas, photographier des oiseaux et quand Clémentine lui lit des histoires.

Clémentine aime : Etre dans l’échange et les fruits.

Profil risque : Tous les deux on a pas le même. Je (Clémentine) suis plus inconsciente, j'ai tendance à me dire que ça va forcément bien se passer. Adrien est plus raisonné et anticipe les problèmes qu’on pourrait avoir. Peu importe l'activité dans laquelle on s'engage, on a toujours un plan A, B et C. Les dangers pris étaient mesurés. On a quand même traversé l’atlantique avec un ULM monomoteur. Mais, en cas d'arrêt du moteur, on disposait de tout l’équipement de survie et de signalisation !

Conseil: Ne pas lancer de signal S.O.S depuis le canaux  de sauvetage, il pourrait prendre feu).

Quand ? Mai 2012 à Juin 2013.

A quel âge ? 27 et 30 ans.

 

À quel moment de vos vies professionnelles ? Adrien a travaillé pendant 6 ans en tant que pilote de ligne. Grâce à une opportunité de planning, il a décidé de prendre une année. Clémentine, avocate, a décidé d'arrêter la collaboration et ses collèges ayant aimé l'initiative, l'ont soutenu et ont souhaité la reprendre à son retour.

Temps de préparation : 4 ans (avec un faux départ en 2011).

Budget total : Protéiforme (pré-vente de  27 films à la cité des sciences, sponsoring, vente de photos)... Sur un projet avec un ULM tout est possible. Nous, notre machine a été faite sur-mesure et adaptée à nos besoins donc il est difficile d'évaluer mais parfois un projet comme le notre peut atteindre les millions d'euros !

 

 

Vitesse moyenne de l'ULM: 200 km/h.

Autonomie de l'ULM : 12 heures.

Conseils : On avait choisi un moteur qui nous permettait de prendre de l’essence de voiture + on stockait de l'essence dans les ailes de l'avion.

Est-ce que vous auriez pu partir seul ? Etre deux cimente le projet. On a un engagement vis à vis de l’autre et l'histoire devient plus riche, chacun est poussé par les envies de l'autre et plus uniquement les siennes. "Je n’aurais jamais pris des cours d’avion s'il n'y avait pas eu Adrien". Et puis en termes de capacité de travail on est plus forts.

Poids de vos bagages ? 25 kilos max soit l'équivalent de 4 sacs à main. Chaque gramme en plus est un kilomètre en moins que l'avion peut parcourir.

Le contenu de vos sacs : Un pour le matériel électronique, un pour nos équipements de survie (+ couches chaudes) et  deux pour nos affaires. On avait même scié le manche de nos brosses à dent pour enlever du poids ! On avait globalement 2 tee shirts, 2 sous-vêtements, 2 pantalons (qui faisait short), une robe, un savon de marseille qui lavait tout, un maillot de bain et un bikini.

Combien de fois laviez-vous vos affaires ? Tous les deux soirs.

Mal de l’air ? Quand il fait chaud, que l'avion fait quelques accélérations et que tu dois prendre en même temps des photos, il arrive de ne pas se sentir très bien.

Avez-vous vécu une panne ? Une semaine bloquée au maximum.

Un objet indispensable : Le sac à dos que tu plies comme un sac de course en tissu de chez Monoprix, qui sont imperméables et très solides.

Votre cadeau souvenir : C'était "soit le cadeau soit une culotte". Etant donné les restrictions de poids pour l'avion, on ne pouvait pas acheter grand chose.

Conseil : Toujours envoyer par la poste des cadeaux légers car les prix deviennent vite très chers (des boucles d'oreille dans une enveloppe normale ne coutera que le prix du timbre) et puis on est bien contents de tout réouvrir quand on rentre.

Trois mots : Observer, relever analyser.

Une enguelade : J'ai offert une jolie bague à Clémentine mais après une dispute elle l’a jetée dans le caniveau 10 minutes après que je lui donne.

Une angoisse de santé : Un vaccin qui a dégénéré pendant le voyage et où il a fallu aller à l'hôpital.

Un message : Si on regarde les statistiques, il y a plus de morts dans des ascenseurs que dans des avions.

Une bonne surprise : Les dragons de Komodo en Indonésie. Soit disant féroce, cet animal est en réalité un gros lézard qui ne bouge pas de la journée.

Un échange : On se faisait beaucoup inviter pour dormir (environ 80 % du temps). Quand tu voyages de manière originale, tu te fais inviter, les gens sont intéressés. Et malheureusement c’est très facile d’abuser des gens. Nous, on s'obligeait à partir et on essayait de toujours leur rendre quelque chose : conférence dans l'école des enfants, baptême de l'air, on racontait des terra d'histoires et puis beaucoup de crêpes !

Des auteurs inspirants : Jules verne et tintin pour Adrien et Jack London et Dostoïveski pour Clémentine.

 

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ? La fin des glaciers (quand ils se cassent) et le début des icebergs au Groenland. Perte d’échelle totale. Aucune place pour l’humain. Des couleurs que l’on a pas l’habitude de voir, et une lumière de coucher de soleil continue...

Quel est le projet qui vous a le plus marqué ? Au Pérou dans une zone archéologique où l'on a découvert par hasard des géoglyphes datés de 5000 ans.

Avez-vous eu peur ? On est restés bloqués au Pakistan à Karachi dans la zone internationale de l’aéroport car on était considérés comme des terroristes. Clémentine a simulé qu'elle tombait dans les pommes pour déclencher une réaction. Rien. Personne ne voulait nous écouter parler. Tous les détails croustillants sont dans la tome 2 du livre Des Ailes pour la Science 😉

Quel est l’animal qui vous a le plus marqué ? Clémentine.

Les implications sur votre vie : Réaliser Des Ailes pour la Science a démontré un haut niveau d’engagement, on a véritablement mis nos tripes dans le projet. On se rend compte aussi qu'on a vécu deux tours du monde différents car on a pas forcément les mêmes perceptions par rapport à un même évènement. Tout ne marque pas de la même manière.  Depuis notre retour en France, Adrien a repris ses fonctions en tant que pilote de ligne et je suis à temps plein sur la rédaction de notre livre.

Qu'est-ce qu'un bon projet ? Il faut pouvoir accueillir les gens motivés qui veulent y contribuer mais ne pas avoir besoin d’eux pour avancer.

Un nouveau projet en cours ?  Oui, au printemps prochain !

Pourquoi ne pas repartir avec une grosse équipe ? On a peur de l’évaporation naturelle. Sur les personnes qui s'engagent, on peut être certains que 50% d'entre eux vont abandonner le projet.

Vous préférez avoir une jambe en mousse ou des dents en bois ? Des dents en bois pour Clémentine qui a besoin plus de bouger que de manger. Une jambe en mousse pour Adrien, "on peut la bricoler et faire fondre du métal dessus".

Clementine et adrien sont partis en tour du monde en avion ultra-léger pour aider des projets scientifiques. En bref, tu as besoin d’une opération aérienne pour faire avancer ta problématique scientifique ? Ils t’aideront en échange d'un logement, du couvert, de l'essence et de se laisser filmer.

 

des ailes pour la science

Des ailes pour la science

Des ailes pour la science

 

Des ailes pour la science

Nombre de projets scientifiques étudiés : 15

Heures max. dans un bus : 4

Jours max. dans un container (pour l’ULM uniquement) : 45

Vol le plus long : 8h30

Jours max. sans douche : 10

Nombre d'ouragans évités : 1

 

 

Trois mots : Observer, relever analyser.

Une enguelade : J'ai offert une jolie bague à Clémentine mais après une dispute elle l’a jetée dans le caniveau 10 minutes après que je lui donne.

Une angoisse de santé : Un vaccin qui a dégénéré pendant le voyage et où il a fallu aller à l'hôpital.

Un message : Si on regarde les statistiques, il y a plus de morts dans des ascenseurs que dans des avions.

Une bonne surprise : Les dragons de Komodo en Indonésie. Soit disant féroce, cet animal est en réalité un gros lézard qui ne bouge pas de la journée.

Un échange : On se faisait beaucoup inviter pour dormir (environ 80 % du temps). Quand tu voyages de manière originale, tu te fais inviter, les gens sont intéressés. Et malheureusement c’est très facile d’abuser des gens. Nous, on s'obligeait à partir et on essayait de toujours leur rendre quelque chose : conférence dans l'école des enfants, baptême de l'air, on racontait des terra d'histoires et puis beaucoup de crêpes !

Des auteurs inspirants : Jules verne et tintin pour Adrien et Jack London et Dostoïveski pour Clémentine.

 

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