Tout en marchant

 Thierry « TÂCHER DE SE FORGER SES OPINIONS PAR SOI-MÊME » Philosophie du voyage : Rechercher sur Google earth les endroits où il n’y a pas de photos, noter où  les touristes ne vont pas et y aller. Ça permet de rencontrer des gens authentiques et des paysages préservés. Parfois, on parvient même à faire découvrir aux locaux, via les […]

Thierry

 Thierry

« TÂCHER DE SE FORGER SES OPINIONS PAR SOI-MÊME »

Philosophie du voyage : Rechercher sur Google earth les endroits où il n’y a pas de photos, noter où  les touristes ne vont pas et y aller. Ça permet de rencontrer des gens authentiques et des paysages préservés. Parfois, on parvient même à faire découvrir aux locaux, via les réseaux sociaux, des régions dont ils ne soupçonnaient pas la beauté.

Ton projet en quelques chiffres : 17 pays, 17 400 km, 6 ans et 4 mois.

Ton projet : Originellement limité au tour de la méditerranée, ce projet s’est mué en un tour du monde à pied.

Itinéraire Toutenmarchant

Pourquoi à pied ? J’ai toujours préféré la marche à pied. En général, je suis malade en voiture et puis la marche permet d’évoluer à un rythme réellement humain. On a alors la sensation d’être en harmonie avec soi, l’environnement et les gens que l’on croise.

Les raisons de ton départ ? Un besoin d’échapper à la routine et aux schémas classiques qu’imposent la société. Je ne m’y retrouvais pas et j’avais besoin de vivre quelque chose d’authentique. Parti pour un premier voyage à 26 ans à travers l’Europe pendant 6 mois, un peu sur un coup te tête, je souhaitais m’affranchir de l’argent, vivre des plantes que je trouvais en chemin. J’ai tenu 1 mois dans ces conditions puis, finalement, je  me suis accordé un budget d’un euro par jour. L’objectif était d’être autonome pour ne pas m’imposer auprès des gens que je croisais, mais aussi d’abaisser au maximum mes standards pour que chaque acte de générosité rencontré soit apprécié à sa juste valeur. Un voyage fantastique au cours duquel je n’ai ressenti qu’une seule frustration : celle ne ne pas pouvoir partager ces expériences avec quelqu’un. C’est pourquoi j’ai monté un autre projet dans des conditions similaires, mais cette fois, avec des partenaires.

A quel moment de ta vie professionnel es-tu parti ? L’année 2008 rime avec licenciement. Je venais d’arriver sur Lyon après avoir fait mon alternance en infographie entre Paris et Montpellier et clairement je me sentais bloqué, il fallait que je parte.

A quel âge es-tu parti ? 31 ans.

Quand ? 7 Mai 2008.

Combien de temps ? 6 ans et 4 mois.

Temps de préparation du voyage : 1 an.

En combien de temps as-tu pris la décision de partir ? 2-3 mois pour mon voyage de 6 mois. Sinon pour « tout en marchant » avec peu de budget ça s’est décidé en un an environ.

A combien êtes-vous partis ? 8. On a mis des messages sur les forums des sites comme voyage forum ou le guide du routard, des gens nous ont répondu et en décembre 2007, on a organisé un trek dans le Vercors pour apprendre à se connaître et voir si ça collait et c’était globalement le cas. Pendant le voyage deux groupes se sont formés, « les stoppeurs », qui voulaient avancer en stop, et « les marcheurs ». On est restés ensemble jusqu’en Turquie puis on a continué l’aventure à 3 marcheurs (Sylvain, Kilian et moi) puis à deux avec Killian car Sylvain n’était pas interessé par l’aspect vidéo/montage et le jour où on a eu une panne pendant 3 mois, Sylvain est parti de son côté (voir son site).

Killian & MoiLes toutenmarchistes & la rivière Jem

Quel était ton budget ? 8000€/personne soit 2€/jour + les dépenses matérielles et consulaires. En Europe il a fallu imaginer quelques astuces pour tenir le budget comme patienter jusqu’à minuit pour avoir des kebabs et des hamburgers macdo, apprendre quelques phrases dans la langue locale pour exposer notre projet aux commerçants et avoir leurs produits expirés ou invendables. En général, ça marchait bien. Ensuite, en Turquie ou en Albanie, la générosité était si spontanée qu’on avait pas besoin de s’adonner à ce genre d’activités !

A quel niveau de risque te places-tu (1 : Complètement irresponsable, je n’ai peur de rien; 2: Très souvent irresponsable, j’ai le goût du risque;  3: Je suis une aventurière responsable 4:Je me méfie énormément; 5: J’ai peur de tout) ? 2. Ma volonté était de me confronter à mon environnement. Une à deux fois par pays, j’étais avec Killian en autonomie complète : on buvait l’eau des rivières et on y mangeait les poissons (ou alors on trimballait un mois de vivre dans les sacs!!). Trouver de l’eau en chemin était notre seule contrainte. Quand il n’y en avait pas, on devait rester le long d’axes humains, comme les voies ferrées, où il y a des gares de maintenances avec systématiquement un gardien et une citerne d’eau pour refaire le plein. On a pas hésité à quitter les steppes Kazakhs le long du chemin de fer monotone pour suivre la rivière Emba sur 500 km, quitte à boire de l’eau saumâtre pendant plusieurs semaines. D’une manière générale, les difficultés arrivaient graduellement, les unes après les autres. On y faisait face sereinement et son savait comment réagir si elles se représentaient. On pouvait donc repousser nos limites un peu plus à chaque fois. Il faut aussi fait preuve de bon sens : par rapport au climat ou aux animaux sauvages, à la tombée de la nuit, on évite d’être près de l’eau, on regarde sur internet « Quels sont les principaux prédateurs présents dans cette région, les risques majeurs, les températures de chaque pays etc »…

Tu aimes : Mâchouiller le bas de ma barbe quand il est gelé, ça croustille.

Tu n’aimes pas : Avoir la joue qui se colle sur la toile de la tente mouillée.

Un livre : Le guide des plantes sauvages et toxiques de François Couplan

Un film :  Cabal de Clive Barker. Outre le côté sombre et fantastique de cette histoire, j’aime l’idée que des êtres se regroupent en marge de la société et se dévelopent en cultivant leurs différences. Je trouve qu’il y a un message un peu altermondialiste dans cette histoire 🙂

Ton objet indispensable : Le filtre à eau (très utile quand on quitte l’Europe) et non les pastilles pour rendre l’eau potable car on peut en utiliser qu’une par litre, elles sont chères et il y a un papier alu autour (les poubelles ne sont pas présentes partout !).

Tu préfères avoir une jambe en mousse ou des dents en bois ? Pour marcher, des dents en bois c’est moins gênant.

Quels pays as-tu traversé ? France – Italie (1 mois) – Slovénie (2 semaines) – Croatie (1 ½ mois) – Bosnie Herzégovine (15 jours) – Serbie (10 jours) – Bulgarie (2 mois) – Grèce (2 mois) – Turquie (7 mois) – Géorgie (1 an) – Azerbaïdjan (36 jours) – Kazakhstan (14 mois) – Chine (20 mois) – Vietnam (3 mois) – Laos (2 mois) – Thaïlande (7 mois) – Malaisie (4 mois).

Bilan : Je veux refaire la Serbie et d’autres parties de l’Europe que j’ai traversé en stop pour rejoindre les équipes de stoppeurs qu’on avait constitué au début du voyage.

Est-ce que tu as travaillé dans les pays traversés ? J’aime travailler gratuitement, surtout dans des pays qui n’ont pas le même niveau de vie que la France. Dans le sud de la Chine, j’ai aidé un paysan à récupérer des parpaings pour monter une cabane à cochon. Avec Kilian on a aussi aider des enfants à pratiquer la langue anglaise. Souvenir des nouveaux riches en Chine qui s’arrêtaient sur la route avec leur 4*4 pour nous donner de l’argent alors qu’ils ne nous connaissent pas. Mon analyse : ça les fait mousser auprès de leurs potes et ils sont fières d’encourager des gens qui font des voyages insolites.

Qu’est-ce que tu n’as pas eu le temps de faire ? Traverser le désert de Taklamakan en son centre en suivant la rivière Hotan. Marcher plusieurs semaines sans eau n’était pas possible. La rivière était asséchée sur la moitié Nord de son lit donc on a dû se résoudre à contourner le désert en suivant l’autre rivière Talimu.

T’es-tu senti une fois en danger ? En Août, pendant une expédition côté chinois dans les TianShan sans guide, arrivés à 4600 mètres d’altitude, je décide d’enlever mes lunettes de soleil pour mieux y voir. Il était tombé 20 cm de neige et il fallait être prudents. Je suis devenu aveugle pendant trois jours, ma rétine n’a pas apprécié la réverbération du soleil sur la neige. Le vent et la lumière étaient devenus insupportables, Killian était devenu mon chien guide d’aveugle… Ce fût trois longues journées stressantes, surtout qu’on était à 10 jours de marches de la première habitation et que nos vivres étaient rationnées.

Carte

A quoi ressemblaient vos repas en mode survie pendant ce type d’expédition ?

  • Matin : poudre de nouilles chinoises
  • Repas du soir : 150 g de farine pour deux + 7 cuillères à soupe d’huile, cuite si on a la possibilité de faire du feu…ce qui n ‘est pas systématique !

Le pire est de garder la sensation de faim toute la journée …

Poids de ton sac à dos ? 20-25 kilos.

Contenu de ton sac à dos ? Beaucoup de cadeaux hérités, le duvet (vérifier la température), le filtre à eau, la popote, le matériel électronique, mes chaussures qui tiennent bien la malléole, mon ordinateur (il tourne toujours mais il manque des touches quoi), un poinçon (pour percer ma chaussure et enlever le sable qui s’était coincé pendant la marche dans le désert), bâton de marche, 1 Coupe vent, 1 polaire, 1 pantalon synthétique convertible, 2/3 paires de chaussettes (dont une chaude), 1 couvre-chef, lunettes de soleil, et des accessoires dans un sac en plastique étanche (couteau suisse, cuillère à soupe en alu, 1 briquet, 1 Boussole, 1 couverture de survie réutilisable, 1 frontale.

Les conseils : Le sac-à-dos ne doit pas dépasser ¼ de notre poids. Mais bon, en pratique ça arrive souvent à plus du tiers ! Et, bien agencer les affaires dans son sac à dos au millimètre près. Ça demande un certain entrainement pour trouver l’agencement optimal, mais une fois acquis, on gagne pas mal de place !

Choc culturel ? Mon premier verre de lait de chamelle au Kazakhstan. Au début tout est exotique puis on fait rapidement abstraction des ses propres références. C’est une démarche personnelle pas toujours évidente à accepter au départ mais on prend goût à aller à la rencontre de ce qui est différent. Par contre, le manque de connaissances par rapport à l’écologie me perturbait. En Turquie, ils allumaient les poêles à bois avec des colles époxy, de l’huile de vidange, des pneus etc. C’est assez difficile de se positionner.

Les endroits insolites où vous avez dormi : Dans des mosquées en Turquie, des temples bouddhistes en Thaïlande/Laos/Vietnam, dans un boyau de mine qui datait du 12ème siècle en Cappadoce, au centre de la Turquie, dans un complexe religieux en ruine nommé vardzia édifié dans une falaise creusée en Géorgie, dans une carrière d’Uranium, dans un tuyau d’évacuation d’eau large de 50 cm sous la route en Asie…

Top 3 des nuits pourries : Dans une bergerie, au milieu d’un village vide dans les chaines Pontique en Turquie où on a chopé des puces, mes 57 heures de train et la nuit au Cappados où des policiers nous ont pris pour des terroristes et nous ont fait passer la nuit dans un commissariat (tout le monde fumait clope sur clope et la moquette puait la mort).

La nuit la plus courte : Nuit à moins 27°c, en tente, au Kazakhstan (valandré, modèle freija) et malade à cause du Pilmeni mangé la veille chez des locaux (ravioli cuit à la vapeur avec un agneau qui était pendu à la fenêtre depuis 3 semaines (vu qu’ils n’ont pas de frigo) mais le coté de l’agneau orienté vers la maison n’a pas été congelé …

Ce que tu as mangé d’improbable : Chien, chat, cheval, larves juteuses, scarabées noirs, une racine qui avait le goût des sécrétions des amygdales, une énorme blate qui vit dans les rizières (la technique pour la manger est prendre la bestiole par la tête et de manger le jus qu’il y a dans le corps), la limule (un crustacé en Thaïlande), la noix de bétel (à mâcher pour obtenir le jus rouge qui arrache et qui colore les dents), brochette de chauve-souris, un bol de sang caillé de canard cru, lait de chameau et lait de jument (goût du lait qui a été vomi et que tu rebois), oeufs couvés (avec le bébé canard formé à l’intérieur), oeufs de canard de 100 ans (odeur d’ammoniaque et couleur noirâtre).

Le petit plaisir confortable qui t’a le plus manqué ? Le fromage (sauf en Azerbaïdjan) même si on s’y habitue facilement au manque de confort.

Qu’est-ce qui t’a le plus surpris ? Le côté propagande en Chine avec des populations très pauvres et peu éduquées. J’ai rencontré un homme qui croyait que le monde c’était la Chine. Certaines personnes ne sont jamais allées à plus de 20 bornes de chez eux.

Quel est l’animal qui t’a le plus marqué ? Il y en a 3.

  • Le serpent : j’ai failli marcher sur un python de 3 mètres.
  • Les sangsues : En Thaïlande et en Malaisie, je marchais dans les rivières pour éviter que les sangsues me montent sur les jambes. Quand elles ont sucé tout le sang qu’elle pouvait ingurgiter, elles tombent et c’est l’hémorragie.  Conseil :  se mettre en short pour les sentir monter.
  • Les abeilles : en Asie, des petite abeilles noires sont attirées par la transpiration. Attention à ne pas en coincer sous les aisselles ou remettre son sac à dos alors qu’on en a une centaine sur nous!

Qu’est-ce que tu as vécu comme un baroudeur ? On vivait avec Killian en mode Indiana Jones, en mode pionnier. Il a fallu braver les interdits chinois, pour partir dans le parc Xelili  ! On y a vu des ânes sauvages couleur caramel, des antilopes qui courent comme dans les cartoon les 4 pattes en même temps, des yacks (la tête dépasse le mètre), des loups qui, étrangement, n’ont pas peur des hommes.

Combien de fois lavais-tu tes affaires ? Quand elles étaient sales (NB : la conception de saleté varie d’un individu à un autre). Mais généralement on les lavait quand on se douchait.

Ton cadeau souvenir « de toi à toi » : J’ai une boite à trésor avec des dents de requins fossilisées de 3 cm de longs, une touffe de poils de yack et de chameaux, une épine de porc épic, une fleur des pâturages (la première trouvée en redescendant de 5200m d’altitude), des amulettes (cadeaux des temples bouddhistes en Thaïlande), couvre chef d’un musulman.

Un mot : Jusqu’auboutiste.

Une rencontre : Irmela,  dans le village de Konjic en Bosnie. Marquée par la guerre, à cause d’un éclat de grenade au niveau du genou qui n’a pas été soigné pendant trois jours, et violée, Irmela est optimiste et garde la volonté de vivre. Sinon, plus joyeux, un homme qui recueillait les bébés ours dans un centre à Kuterevo, en Croatie. Possibilité de faire du volontariat !

Une famille : Une famille de forgeron où le père et son fils forgeaient des haches à la main comme Astérix, avec de l’arthrose dans les bras en plus.

Un souvenir : J’étais en Bosnie quand Radovan Karadzic a été retrouvé … Sinon, plus joyeux, pour passer le Mékong on a partagé le bac, bateau de forme carré à fond plats, avec deux motos et 12 de cochons (le hurlement quand un cochon est soulevé est mémorable).

Toutenmarchant

Un lieu marquant : La Géorgie où les gens boivent du vin dans des cornes de 5L. C’était comme dans Astérix, tous assis autour d’une grande table, et bourrés pendant trois jours d’affilés.

Un coup de stress : Face à face avec des éléphant sauvages dans la forêt tropicale en Thaïlande. Nos coups de machette ne nous aidaient pas à avancer donc on passait par les endroits où les éléphants avaient tout défoncé. On suivait les crottes tranquillou jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’elles étaient fraîches. Bruits d’arbres qui craquent. Les éléphants en face. Panique. On a repéré un arbre, on s’est mis autour et on a fait du bruit. Ce fût notre instinct de survie qui nous a guidé.

Un lieu insolite : Désert du taklamakan.

Une panique : Au Kazakhstan, la nuit on a entendu des coups de feu, c’était des braconniers en side-car qui tiraient sur tout ce qui bougeait. On a fait des gestes avec nos lumières et ils sont partis.

Un plat :

– Au Kazakhstan (seul plat disponible) : Besh Parnak (« le 5 doigts » car on mange avec les doigts). C’est du gras de viande bouillie (bœuf, cheval, mouton, etc en fonction de la saison) sur des carrés de pates fait maison façon lasagne. J’ai donc mangé la bosse du chameau, avec les doigts bien sûr!

– En Turquie : Feta – beyaz peynir + olive + pain pour l’apéro avec du thé noire archi méga sucré (ce qui fait qu’on a plus faim pour le repas)

Une surprise : Du givre sur le sable dans le désert taklamakan.

Désert Taklamakan - ChineDésert Taklamakan - Chine

Un message : Essayez de se forger son opinion soi-même. On sait qu’on est prévenu mais ne pas se limiter à ce qu’on lit dans la presse. On nous disait de ne pas aller dans les pays d’à côté pour ne pas se faire égorger… Et je suis toujours vivant. Sur diplomatie.gouv.fr tout a tendance à être facilement dans le rouge ! On a même rencontré un ambassadeur qui nous a dit « Ah j’ai oublié de mettre à jour ! ».

Une phrase qui sauve : « Merci je n’ai plus faim »

Une maladie : 1 semaine ensuqué à cause d’une piqûre. Un rond qui s’élargissait de jour en jour jusqu’à atteindre 10 cm de diamètre…

Un médicament : La doxycycline.

Une soirée : Dans un petit village au Sud-Ouest  de Diên Biên Phu, mais coté Laos, le lien du mariage n’existe plus pendant une soirée…

Les implications sur ta vie après : J’ai décidé d’arrêter le voyage pour concrétiser des projets. Le voyage m’a permis d’accumuler beaucoup d’idées mais comme on est toujours en mouvement, rien ne se fait. Je vis dans la Drôme et je me tourne vers tout ce qui est agriculture biologique. J’aime pas la notion du plan de carrière. J’ai récupéré des graines de plantes quand j’étais en voyage et j’ai également des contacts qui peuvent me fournir en graines. L’idéal serait de m’affranchir de l’argent, d’être en harmonie avec l’environnement et minimiser l’impact. Avec mon bout de terrain je voudrais être autonome niveau nourriture.

Ta vision de la vie : La vie c’est une succession d’opportunités et chacune d’elles implique des choix qui entravent plus ou moins ta liberté. Mon objectif est de trouver le juste équilibre pour expérimenter un maximum de choses tout en en conservant la plus grande marge de manœuvre.

Qu’est-ce que tu as retenu de ce long voyage ? Le voyage est addictif. Je garde l’idée de repartir une fois par an, sur le même modèle mais moins longtemps (1 mois 1/2).

Des conseils en vrac :

  • Eviter l’humidité quand vous cherchez un endroit où planter la tente.
  • Faire un passeport avec un supplément de pages
  • En Asie, toujours essayer de se rincer une fois par jour parce que, quand tu transpires, tu rejettes du sel, qui s’accumule dans les plis de la peau et il devient abrasif.

Heures max. dans un bus : 11.

Heures max. dans un train : 57 (en 3ème classe…).

Heures max. dans un bateau : 24 (+ 2 jours d’attente pour embarquer).

Jours max. sans douche : > 1 mois (car il n’y a pas d’eau liquide en hiver au Kazakhstan).

Température la plus élevée : 60°c en ressenti.

Nombre de piqûres : Des sortes d’orties (en pire) qui piquent à travers les vêtements, des milliards de moustiques et des grosses cloques qui purulaient à cause d’une chenilles noires velues. Killian, lui, c’était un scorpion.

Nombre de kilos perdus : L’équivalent de mon sac soit 20-25 kilos. J’ai fait le yoyo, des fois j’étais tout maigre, des fois tout gros.

Nombre de paires de basket : 7 (3000 km par paire)

Nombre d’affaires perdues : 2 frontales, 1 serviette, des sacs poubelle (le plus dérangeant), des couteaux suisse.

Nombre d’affaires volées : 100 euros en devise, un couteau un peu classe.

Nombre de jours bourré : 3 consécutifs …

N’hésitez pas à découvrir : 

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